Après plusieurs mois d’interruption à cause de la pollution au plomb, le chantier de réhabilitation de la Mine de Pont-Péan (Ille-et-Vilaine) a repris le 22 septembre. On vous explique comment on travaille dans ces conditions particulières…

chantier de la Mine de Pont-Péan, mesures de protection, pollution au plomb

 

C’est l’un de nos chantiers phares de l’année 2025 : celui qui vise à réhabiliter et agrandir l’ancien bâtiment – classé aux Monuments historiques – de la Mine de Pont-Péan, au sud de Rennes. Malheureusement, la pollution au plomb relevée dans les sols et certains éléments de maçonnerie a engendré sa suspension en avril dernier. Le chantier vient cependant de reprendre, en cette fin septembre. Mais pas dans n’importe quelles conditions !

Une formation spécifique et des mesures de sécurité adaptées

«Dans notre marché, c’est l’entreprise Charier qui a en charge la dépollution des sols. Avant qu’on reprenne, ils ont donc empierré toute la zone où on intervient : ainsi, on n’est jamais en contact direct avec le sol pollué », explique Arthur Grandi, l’ingénieur travaux et chef de l’équipe A-BTP sur place.

Mais la pollution au plomb concerne aussi « des joints de briques et le plancher », sur lesquels les maçons sont amenés à travailler. Les six membres de l’équipe concernée, dont Arthur Grandi, ont donc suivi en juillet une formation spécifique sur les mesures de sécurité à adopter dans ce contexte.

« Nous sommes équipés de combinaisons intégrales et de masques. On est tous passé par la médecine du travail pour vérifier que ce port du masque ne posait pas de problème pour la respiration ».

Une prise de sang tous les mois pour vérifier le taux de plomb

Autre mesure importante : chaque salarié impliqué a dû faire une prise de sang avant la reprise du chantier afin d’établir une base de référence. « Et il y en aura une nouvelle chaque mois durant les travaux, pour vérifier la plombémie (le taux de plomb éventuellement présent dans le sang) ».
Arthur Grandi a, en plus, reçu une formation administrative spéciale :

« Pour savoir comment établir un mode opératoire dédié à ce type de chantier pollué ».

Des risques maîtrisés sur ce chantier pollué

Ainsi préparée, l’équipe pourra poursuivre sa mission en sécurité. «On va couler une dalle de béton sur le plancher pollué ; donc il ne présentera plus aucun danger. Et concernant les joints de maçonnerie : soit ils seront refaits par l’entreprise Lefèvre Centre ouest, soit ils sont sur des murs qui seront doublés par des plaques de plâtre. Il n’y aura donc plus de risque non plus ».

Notre entreprise devrait ainsi être mobilisée jusqu’en mars 2026 pour achever ses différentes missions. La réception globale du chantier, elle, est aujourd’hui annoncée pour novembre 2026… sous réserve de nouveaux aléas.